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Allocution du recteur de l'Université Laval et Président du Comité organisateur, M. Michel Pigeon, à la cérémonie d'ouverture du Colloque international du gouvernement en ligne du CEFRIO, au Centre des congrès de Québec,
le mardi, 24 mai 2005, à 13h30

Messieurs les ministres,
Madame la présidente directrice générale du CEFRIO,
Distingués participants et participantes à ce colloque international,
Chers amis,

Je suis très heureux de participer à l'ouverture de ce colloque international sur le gouvernement en ligne, et de vous souhaiter à tous et à toutes la plus cordiale bienvenue à cet événement important pour nos collectivités, et de vous dire aussi bienvenue à Québec.

Ce colloque, vous le savez sans doute, est le principal événement d'envergure internationale jamais organisé au Québec sur le thème du gouvernement en ligne. Il se veut une occasion pour les cadres et professionnels de l'administration publique, les responsables politiques et les dirigeants d'entreprise, au Québec comme ailleurs, d'en apprendre davantage sur l'administration publique en réseau au service du citoyen.

Je suis presque tenté de dire : " Enfin… ", enfin une occasion de réfléchir ensemble à cette question centrale, dans nos sociétés, du gouvernement en ligne, et de mettre en commun nos connaissances et notre expertise.
Je dis aussi " enfin ", parce qu'on n'a plus à démontrer le lien direct entre l'informatisation et la productivité, que ce soit dans les PME, dans les services publics ou dans les services de santé. Ce lien est très réel, et aucune société ne peut se permettre le luxe d'être en retard à cet égard.

Le gouvernement en ligne, thème de notre colloque, requiert une sérieuse réflexion, une réflexion multidisciplinaire. La mise en place de ce gouvernement en ligne, grâce aux technologies de l'information, soulève des enjeux stratégiques importants et des questions organisationnelles complexes et majeures. Lorsque dans le programme, on lit le titre d'une des communications qui nous sera présentée : " Devenir un gouvernement agile : comment s'y prendre ? ", on soupçonne l'ampleur des défis qui se posent aux administrations publiques à l'ère d'Internet.

On demande de plus en plus aux différents paliers gouvernementaux que la collaboration soit à l'ordre du jour en matière d'offre de services aux citoyens. Cela exige une collaboration accrue et, j'oserais dire, visible, entre le gouvernement fédéral et celui des provinces. Dans cette perspective, l'instauration du gouvernement en ligne devrait mener à plus de collaboration intergouvernementale, et non pas à moins. Je n'ai pas besoin de mettre en relief les enjeux sous-jacents à cette question, particulièrement ici à Québec.

Sur un autre plan, ce colloque devrait permettre de mettre en relief le côté positif des technologies. Les tailleurs de pierre ont résisté à l'introduction des machines à couper la pierre; les fabricants d'attelages de chevaux ont vu l'apparition de l'automobile comme la fin de leur monde; les linotypistes et autres métiers traditionnels de l'imprimerie ont résisté à l'apparition de l'offset et des différentes technologies modernes de reproduction de textes et d'images.

Mais la fin du monde appréhendée n'est pas arrivée. Les ouvriers, travailleurs ou employés touchés ont appris, se sont formés et, comme on dit, se sont recyclés. En usine, aujourd'hui, le machiniste est fier de se décrire comme un " numérimachiniste ", et son principal outil de travail est un clavier et un écran. La leçon que cela fournit, c'est qu'il n'y a pas de gain, ni personnel, ni social, à tenter de sauver des emplois que le progrès technologique a rendus inutiles.

Il faut qu'il en aille de la sorte au sein de nos administrations gouvernementales. Pour y arriver, cependant, il y a une clé, et cette clé, c'est la formation continue, ce qu'on appelle le lifelong learning. Déjà, il faut se réjouir de l'introduction des technologies de l'information dans les écoles, qui permettent - les exemples abondent - un accroissement de la qualité de l'enseignement partout. J'ajoute que les universités ont pris le virage de la formation continue. Chez nous, à l'Université Laval, la formation continue représente 15 % du total de nos crédits étudiants, alors qu'elle n'en représentait que 3 % il y a quelques années à peine. La tendance est la même dans les autres universités québécoises.

Vous savez, les jeunes nés avec ces technologies de l'information nous posent, à nous de la génération précédente, un défi redoutable. Leurs attentes seront, à l'égard des services publics dont ils seront des citoyens consommateurs, fort différentes des nôtres. Le gouvernement en ligne, ce n'est pas un choix possible, mais bien une avenue obligée en ce 21e siècle.

Enfin, permettez au recteur de l'Université Laval de dire sa fierté d'être associé à cet événement important, et de saluer le travail de Michel Audet, professeur à notre département des relations industrielles, en sa qualité de directeur scientifique du CEFRIO.

Je veux aussi remercier, en votre nom à tous et à toutes, les membres du Comité organisateur de ce colloque, ainsi que tous nos partenaires dont le soutien a été constant tout au long de la préparation de ce colloque.

À tous et à toutes, un excellent colloque, et un fructueux séjour à Québec, une des plus belles villes de ce continent.

Je vous remercie.

 
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